Histoire de la serrurerie

La petite histoire de la serrurerie

La naissance de la serrurerie

Soucieux de vouloir protéger ses biens et ses proches, l’homme à toujours considérer la sécurité comme préoccupation première.

Depuis l’homme préhistorique, qui utilisé de lourdes pierres pour protéger leur habitat des étrangers et des animaux, l’homme inventif de nature, perfectionna au fil du temps des solutions pour sécuriser son logis.

L’homme se perfectionnant, assembla des planches pivotant autour de pivots de bois : la naissance de la porte.

Mais pouvant être ouverte par n’importe qui, l’homme trouva alors l’idée de lacer dans deux encoches, une barre de bois qu’il fallait soulever du sol à chaque fois qu’il souhaiter ouvrir la porte : la naissance du verrou.

Toujours plus inventif, l’homme décide de passer un objet au travers de cette porte pour garantir le fonctionnement de ce verrou : la naissance de la clé.

N’étant malheureusement pas sûrs, ces premiers verrous rudimentaires, apparaît alors la cheville mobile de bois. En retombant sous l’effet de son propre poids, assure la fermeture du mécanisme : la naissance de la serrure.

L’évolution de la serrurerie

La serrurerie de nos jours doit remonter à 4000 av JC, c’est-à-dire à l’apparition de la métallurgie.

En France, c’est à partir du XVII ème siècle que la serrurerie acquiert ses lettres de noblesses.

En 1645, débute l’histoire de la serrurerie française. A cette époque, seul l’artisan serrurier est maître de son art. C’est sous le règne de Louis XIV, que l’on voit apparaître les premiers ateliers de serrurerie.

C’est à ce même moment que la société membre de l’Observatoire de la Sécurité voit le jour : JPM.

Le XVIII ème  siècle, voit éclore de nombreuses entreprises de serrurerie dont la marque à traverser le temps :

1721 : Picard

1740 : Fontaine

1788 : Laperche

Les anglais, BARRON et BRAMAH contribuent à l’évolution de la technique de la serrure.

En 1784, BRAMAH miniaturise la clé et les gorges qu’il réunit dans un organe définit introduit ensuite sur le coffrage de la serrure : la naissance du cylindre ou canon.

Depuis l’antiquité, la serrure a connu de nombreuses modifications techniques.

La révolution industrielle, avec l’arrivée de l’électricité s’accélère, le métier se transforme notamment avec la création de Fichet en 1825, Debeaurain en 1830, Vachette en 1864, Bezault en 1870, et Stremler en 1896.

Définition et réglementation de la serrurerie

En 1823, MORISOT (vérificateur de bâtiments) donna la définition suivante de la serrurerie :

« La serrurerie a deux genre de fournitures. L’un comprend tous les ouvrages qui se façonnent dans l’atelier, par le travail de la forge et de la lime…L’autre comprend les objets fabriqués, connus sous la dénomination générale de quincaillerie ».

A cette époque on trouvait dans les quincailleries, tous les produits d’usage domestique.

Les grandes maisons de serrurerie du XIX et XX ème siècle, Bricard, Fontaine, Vaillant, Fichet sont les vraies successeurs des quincailliers marchands.

Procès et appel ont marqué l’histoire des métiers parisiens jusqu’au XVIII ème siècle.

En 1537, à la demande des gardes du métier, le roi Henri II accorda des lettres patentes aux serruriers stipulant que les « ferronniers, merciers et marchands faisant et exerçant train et trafic d’ouvrages dépendant et concernant le métier ou manufacture de serrurerie seront sujets à la visite des jurés serruriers ».

Leur statut fut confirmé par le roi Louis XIII en janvier 1613.

Le 12 mars 1677, un arrêt du parlement concernait la visite des jurés serruriers chez les artisans qui vendaient des serrures et d’autres objets de quincaillerie et mentionne que : « la cour a maintenu et gardé aux maîtres serruriers au droit de visiter deux fois l’année les boutiques et maisons des dits marchands merciers, les ouvrages de serrures, gonds, pattes, verrou et fiches qui s’appliquent tant aux portes qu’aux fenêtres des maisons seulement, suivant et conformément à l’arrêt du 26 juin 1638 à la charge par les jurés serruriers d’appeler un garde des dits marchands merciers pour assister avec les dits jurés à ladite visite sans frais.

En 1776, après bien des reprises, des ordonnances de police ont été mises en place pour interdire aux ferrailleurs de réparer les vielles clés, stipulant de plus que toutes clés dépourvues de la serrure devaient être rapportées à la police.

Peu à peu, le fer forgé tomba à l’abandon pour laisser place à la fonte.

Aujourd’hui, les anciens textes sont toujours en vigueur bien que tombés en désuétude.

Il convient de connaître deux articles du code pénal.

Article 398

Sont qualifiés « fausses clés » tous crochets, rossignols, passe-partout, clés imitées, contrefaites, altérées ou qui n’ont pas été destinées par le propriétaire, locataire, aubergiste ou logeur, aux serrures, cadenas ou aux fermetures quelconques auxquelles le coupable les aura employé.

Article 399

Quiconque aura contrefait ou altéré des clés sera condamné à un emprisonnement de 3 mois à 2 ans et à une amende de 75 à 2250€, si le coupable est serrurier de profession, il sera puni d’un emprisonnement de 2ans à 5ans et d’ une amende de 75 à 2250€.